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UEMOA : La part de la BCEAO dans les crédits à l’économie passe de 10,8% en 2012 à 28,3% en 2016

Jeudi 11 Janvier 2018

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) continue de contribuer d’une manière conséquente au financement des pays de la l’UEMOA.


UEMOA : La part de la BCEAO dans les crédits à l’économie passe de 10,8% en 2012 à 28,3% en 2016
Dans une note d’information datée du décembre 2017, l’institution financière confie que les différentes actions menées par la BCEAO ont contribué à l’amélioration du ratio « Crédits à l’économie sur PIB » dans l’Union, qui s’est consolidé de 5,7 points de pourcentage sur les cinq dernières années pour s’établir à 28,1% en 2016.
 
En outre, poursuit la même source, le ratio « refinancements / crédits à l’économie », qui traduit la part de la Banque Centrale dans les crédits à l’économie, s’est accru, passant de 10,8% en 2012 à 28,3% en 2016.
 
Après analyse, ces éléments montrent à suffisance le rôle clé que joue la Banque Centrale dans le dynamisme des économies de la sous-région. Son appui est à l’actif d’actions entreprises pour la diversification et le développement du secteur bancaire et financier, en  vue d’un meilleur financement des économies de la zone.
 
Il s’agit, entre autres, du développement du marché de la dette publique où la BCEAO a conduit à terme le projet de mutualisation des conseils aux Etats de l’Union par la création de l’Agence UMOA-TITRES.
 
En outre, fait savoir l’institution, elle a aménagé la réglementation relative à l’émission des titres publics et institué le cadre des Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), qui sont opérationnels dans l’ensemble des Etats membres de la zone.
 
Le marché régional des capitaux, principale source de financement des Etats
 
Selon toujours la BCEAO, ces actions ont permis de faire du marché régional des capitaux, la principale source de financement des Etats. En effet, souligne-t-elle, les ressources mobilisées (bons et obligations du Trésor émis par voies d’adjudication et de syndication) sont passées de 513,1 milliards en 2008 à 3.304,3 milliards en 2015 pour s’établir à 4.412,1 milliards en 2016.
 
A cela s’ajoute la promotion des Bureaux d’Information sur le Crédit (crédit-bureau) qui vise à réduire l’asymétrie d’information entre les emprunteurs et les prêteurs. Elle devrait contribuer à améliorer l’accès au financement d’un plus grand nombre d’agents économiques (particuliers, TPE, PME, unités  du secteur informel).
 
Dans ce lot figure aussi la mise en place d’un dispositif de soutien au financement des PME avec pour objectif de créer un écosystème favorable à la PME, en particulier à son financement, en vue d’accroître la contribution de cette catégorie d’entreprises à la création de richesses et à la lutte contre le chômage.
 
A ce titre, la BCEAO agira sur les conditions d’offre de financement aux  PME, en rendant plus attractifs les crédits bancaires à ces entreprises. Il sera ainsi permis aux établissements de crédit de refinancer auprès  de la Banque Centrale, leurs créances sur les PME.
 
Sur cette même lancée, le Banque Centrale a engagé des actions visant au développement du crédit-bail dans la zone. A cet égard, la Loi uniforme sur le crédit-bail a été adoptée par le Conseil des Ministres de l’Union, lors de sa session tenue à Lomé les 24 et 25 juin 2016. Elle est en cours d’adoption par les Parlements nationaux.
 
La finance islamique dans la danse
 
Toujours dans sa volonté de mieux contribuer au financement des économies de l’Union, la BCEAO, dans sa dynamique de diversification du système bancaire et financier, a identifié la finance islamique comme une source de financement.
 
C’est ainsi qu’elle avait décidé de la promouvoir en mettant en place un cadre juridique approprié avec l’appui de l’expertise de la Banque Islamique de Développement.
 
Anticipant sur ce cadre juridique, trois Etats de l’Union ont émis des Sukuk (obligations islamiques) pour mobiliser des fonds destinés à la réalisation d’investissements dans le cadre de leurs programmes économiques. Ce sont la Côte d’Ivoire (150 milliards en 2015 et
160 milliards en 2016), le Sénégal (100 milliards en 2014 et 200 milliards en 2016) et le Togo (156 milliards en 2016). Ces opérations ont été expressément autorisées par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers.
 
Toujours dans cette même dynamique, la BCEAO a lancé la promotion de l’affacturage. Et pour améliorer le financement des besoins en fonds de roulement des entreprises et développer la sous-traitance, la Banque Centrale a élaboré une stratégie en vue de promouvoir l’affacturage dans l’UMOA. Celle-ci requiert l’adoption d’un texte communautaire et la sensibilisation des acteurs sur les avantages de cet outil au service  des entreprises.
 
Mariama Diallo
 


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