«Dans l’ensemble, les prix des produits de base devraient augmenter de 16 % en 2026, sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie et des engrais ainsi que des niveaux record atteints par les prix de plusieurs métaux clés », renseigne la Banque mondiale dans sa Newsletter en date du 3 mai 2026. Ce choc, explique-t-on, aura de graves répercussions sur la création d’emplois et le développement, indique le rapport.
Selon le document, les attaques contre les infrastructures énergétiques et les fortes perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, qui concentre environ 35 % du commerce mondial de brut par navire, ont provoqué le plus important choc d’approvisionnement pétrolier jamais enregistré, avec une réduction initiale de l’offre de quelque 10 millions de barils par jour. Même après avoir reflué depuis leur récent pic, les cours du Brent restaient supérieurs à la mi-avril de plus de 50 % à leur niveau du début de l’année.
«Le baril de Brent devrait s’établir en moyenne à 86 dollars en 2026, en forte hausse par rapport au prix de 69 dollars enregistré en 2025. Ces prévisions supposent que les perturbations les plus aiguës prennent fin en mai et que le transport maritime par le détroit d’Ormuz retrouve progressivement ses niveaux d’avant la guerre d’ici la fin de 2026 », lit-on dans le document.
« La guerre frappe l’économie mondiale en vagues qui s’accumulent : d’abord par la hausse des prix de l’énergie, puis par celle des prix alimentaires, et enfin par une inflation accrue qui fera monter les taux d’intérêt et renchérira encore davantage le coût de la dette, explique Indermit Gill, économiste en chef et premier vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Économie du développement.
La Banque mondiale informe que les prix des engrais devraient augmenter de 31 % en 2026, tirés par une envolée de 60 % des prix de l’urée.
«Les engrais n’auront jamais été aussi peu abordables depuis 2022, érodant les revenus des agriculteurs et menaçant les rendements agricoles à venir. Si le conflit devait se prolonger, ces pressions sur l’approvisionnement et l’accessibilité financière des denrées pourraient plonger jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë cette année, selon le Programme alimentaire mondial », détaille l’institution.
Les prix des métaux de base, dont l’aluminium, le cuivre et l’étain, note la Banque mondiale, devraient également atteindre des sommets historiques, en raison de la forte demande liée au développement des centres de données, des véhicules électriques et des énergies renouvelables. Les métaux précieux continuent de battre des records de cours et de volatilité, avec une hausse moyenne des prix de 42 % attendue en 2026, l’incertitude géopolitique alimentant la ruée vers les valeurs refuges.
Le renchérissement des produits de base provoqué par ces chocs fera monter l’inflation et pèsera sur la croissance mondiale. Dans les économies en développement, le scénario de référence table désormais sur une inflation de 5,1 % en moyenne en 2026, soit un point de pourcentage de plus qu’anticipé avant la guerre et une progression par rapport au taux de 4,7 % enregistré l’année dernière.
Adou Faye
Selon le document, les attaques contre les infrastructures énergétiques et les fortes perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, qui concentre environ 35 % du commerce mondial de brut par navire, ont provoqué le plus important choc d’approvisionnement pétrolier jamais enregistré, avec une réduction initiale de l’offre de quelque 10 millions de barils par jour. Même après avoir reflué depuis leur récent pic, les cours du Brent restaient supérieurs à la mi-avril de plus de 50 % à leur niveau du début de l’année.
«Le baril de Brent devrait s’établir en moyenne à 86 dollars en 2026, en forte hausse par rapport au prix de 69 dollars enregistré en 2025. Ces prévisions supposent que les perturbations les plus aiguës prennent fin en mai et que le transport maritime par le détroit d’Ormuz retrouve progressivement ses niveaux d’avant la guerre d’ici la fin de 2026 », lit-on dans le document.
« La guerre frappe l’économie mondiale en vagues qui s’accumulent : d’abord par la hausse des prix de l’énergie, puis par celle des prix alimentaires, et enfin par une inflation accrue qui fera monter les taux d’intérêt et renchérira encore davantage le coût de la dette, explique Indermit Gill, économiste en chef et premier vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Économie du développement.
La Banque mondiale informe que les prix des engrais devraient augmenter de 31 % en 2026, tirés par une envolée de 60 % des prix de l’urée.
«Les engrais n’auront jamais été aussi peu abordables depuis 2022, érodant les revenus des agriculteurs et menaçant les rendements agricoles à venir. Si le conflit devait se prolonger, ces pressions sur l’approvisionnement et l’accessibilité financière des denrées pourraient plonger jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë cette année, selon le Programme alimentaire mondial », détaille l’institution.
Les prix des métaux de base, dont l’aluminium, le cuivre et l’étain, note la Banque mondiale, devraient également atteindre des sommets historiques, en raison de la forte demande liée au développement des centres de données, des véhicules électriques et des énergies renouvelables. Les métaux précieux continuent de battre des records de cours et de volatilité, avec une hausse moyenne des prix de 42 % attendue en 2026, l’incertitude géopolitique alimentant la ruée vers les valeurs refuges.
Le renchérissement des produits de base provoqué par ces chocs fera monter l’inflation et pèsera sur la croissance mondiale. Dans les économies en développement, le scénario de référence table désormais sur une inflation de 5,1 % en moyenne en 2026, soit un point de pourcentage de plus qu’anticipé avant la guerre et une progression par rapport au taux de 4,7 % enregistré l’année dernière.
Adou Faye



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