Le lancement annoncé pour l’automne 2026 de l’Institut AfriCatalyst pour le Développement Durable par le cabinet panafricain AfriCatalyst, avec le soutien de la Quadrature Climate Foundation (QCF), marque l’émergence d’un nouvel instrument panafricain dédié au renforcement des capacités dans les domaines de la gouvernance économique, du climat et de la finance verte.
Dans un contexte où les États africains progressent dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et des ODD, mais peinent à transformer les stratégies en résultats mesurables, l’Institut ambitionne de combler un déficit structurel d’exécution plutôt qu’un déficit de vision.
L’initiative s’inscrit dans une tendance plus large : la recherche d’une appropriation africaine accrue des agendas de développement et de transition climatique, à travers des institutions ancrées localement, orientées vers l’action et dotées d’une crédibilité technique.
Un paradoxe africain : des stratégies solides, une mise en œuvre fragile
Depuis deux décennies, les cadres stratégiques se sont densifiés. Les références à la transformation structurelle, à l’industrialisation verte, à la résilience climatique et à la mobilisation des ressources domestiques figurent désormais au cœur des plans nationaux.
Pourtant, les retards d’exécution budgétaire, la faible absorption des financements climatiques et les difficultés de coordination interministérielle traduisent un déficit moins conceptuel qu’opérationnel.
Ce « capacity gap » se manifeste à plusieurs niveaux : insuffisance de compétences spécialisées en finance verte et en structuration de projets climatiques ; rotation élevée des cadres publics, affaiblissant la continuité institutionnelle ; dépendance persistante à l’expertise externe pour la formulation et la mise en œuvre des réformes ; fragmentation des responsabilités entre ministères, agences et partenaires techniques.
C’est précisément à cette intersection entre gouvernance, climat et mise en œuvre que le nouvel Institut entend se positionner.
Un positionnement stratégique ciblé
Dirigé par l’économiste sénégalais Samba Mbaye, fort d’une expérience en finances publiques, gestion macroéconomique et restructuration de la dette, l’Institut proposera des programmes intégrés de renforcement des capacités axés sur : la gouvernance économique, la durabilité et l’action climatique, la finance verte et la mobilisation de ressources.
Saluant le partenariat et les efforts déployés par l’Institut, Daouda Sembene, Président-Directeur général d’AfriCatalyst, a déclaré : « Cette annonce reflète l’engagement d’AfriCatalyst à renforcer l’appropriation africaine du programme de développement et d’action climatique. »
Il précise cependant que « L’Institut AfriCatalyst pour le Développement Durable n’a pas pour objectif de dupliquer l’action des institutions existantes, mais plutôt de la compléter, en comblant un déficit majeur dans l’offre actuelle de renforcement de capacités, à la frontière entre la gouvernance, la durabilité et les stratégies de mise en œuvre pratiques des politiques économiques. »
L’approche annoncée repose sur trois piliers : formations exécutives pour hauts responsables publics et privés, recherche appliquée orientée vers l’action, et réseaux d’apprentissage entre pairs à l’échelle continentale.
Installé à Dakar, le centre ambitionne de former plus de 1 000 dirigeants au cours de ses cinq premières années, tout en développant une plateforme numérique destinée à structurer une communauté panafricaine de décideurs.
L’objectif affiché n’est pas de concurrencer les institutions existantes, mais de combler un espace spécifique : celui de la traduction opérationnelle des politiques économiques durables.
Malick NDAW
Dans un contexte où les États africains progressent dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et des ODD, mais peinent à transformer les stratégies en résultats mesurables, l’Institut ambitionne de combler un déficit structurel d’exécution plutôt qu’un déficit de vision.
L’initiative s’inscrit dans une tendance plus large : la recherche d’une appropriation africaine accrue des agendas de développement et de transition climatique, à travers des institutions ancrées localement, orientées vers l’action et dotées d’une crédibilité technique.
Un paradoxe africain : des stratégies solides, une mise en œuvre fragile
Depuis deux décennies, les cadres stratégiques se sont densifiés. Les références à la transformation structurelle, à l’industrialisation verte, à la résilience climatique et à la mobilisation des ressources domestiques figurent désormais au cœur des plans nationaux.
Pourtant, les retards d’exécution budgétaire, la faible absorption des financements climatiques et les difficultés de coordination interministérielle traduisent un déficit moins conceptuel qu’opérationnel.
Ce « capacity gap » se manifeste à plusieurs niveaux : insuffisance de compétences spécialisées en finance verte et en structuration de projets climatiques ; rotation élevée des cadres publics, affaiblissant la continuité institutionnelle ; dépendance persistante à l’expertise externe pour la formulation et la mise en œuvre des réformes ; fragmentation des responsabilités entre ministères, agences et partenaires techniques.
C’est précisément à cette intersection entre gouvernance, climat et mise en œuvre que le nouvel Institut entend se positionner.
Un positionnement stratégique ciblé
Dirigé par l’économiste sénégalais Samba Mbaye, fort d’une expérience en finances publiques, gestion macroéconomique et restructuration de la dette, l’Institut proposera des programmes intégrés de renforcement des capacités axés sur : la gouvernance économique, la durabilité et l’action climatique, la finance verte et la mobilisation de ressources.
Saluant le partenariat et les efforts déployés par l’Institut, Daouda Sembene, Président-Directeur général d’AfriCatalyst, a déclaré : « Cette annonce reflète l’engagement d’AfriCatalyst à renforcer l’appropriation africaine du programme de développement et d’action climatique. »
Il précise cependant que « L’Institut AfriCatalyst pour le Développement Durable n’a pas pour objectif de dupliquer l’action des institutions existantes, mais plutôt de la compléter, en comblant un déficit majeur dans l’offre actuelle de renforcement de capacités, à la frontière entre la gouvernance, la durabilité et les stratégies de mise en œuvre pratiques des politiques économiques. »
L’approche annoncée repose sur trois piliers : formations exécutives pour hauts responsables publics et privés, recherche appliquée orientée vers l’action, et réseaux d’apprentissage entre pairs à l’échelle continentale.
Installé à Dakar, le centre ambitionne de former plus de 1 000 dirigeants au cours de ses cinq premières années, tout en développant une plateforme numérique destinée à structurer une communauté panafricaine de décideurs.
L’objectif affiché n’est pas de concurrencer les institutions existantes, mais de combler un espace spécifique : celui de la traduction opérationnelle des politiques économiques durables.
Malick NDAW



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