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En 2030, une Monnaie digitale solidaire pour les populations à faibles revenus

Vendredi 22 Janvier 2021

Comment se redéfinir dans ce « Nouveau Monde » ? Ce Monde qui nous enjoint à nous réinventer, à Innover, en mettant le cap sur le « Digital », et à rebrousser vers les fondamentaux qui nous unissent, le « vivre ensemble » et la « solidarité ».


Fabrice KOM TCHUENTE Directeur Exécutif - FinAfrique
Fabrice KOM TCHUENTE Directeur Exécutif - FinAfrique
C'est dans la continuité de ce débat que cette Tribune se livre à un exercice un peu particulier, projetant notre imaginaire 10 années en avant, avec la naissance d'une Monnaie digitale solidaire qui bénéficierait principalement aux plus nécessiteux.
 
Ainsi nous vînt l'idée d'une politique d'incitation (mais sans obligation) à la solidarité envers les populations à faibles revenus majoritairement représentées par les travailleurs de l'informel et les étudiants.
 
Une population encore désintéressée par les produits d'épargne

La Finance africaine et internationale malgré toutes les innovations réalisées jusqu'à ce jour, éprouve toujours beaucoup de difficultés à capter massivement l'épargne des populations à faibles revenus. Les arguments communément utilisés pour attirer cette catégorie vulnérable de la population vers ces produits micro-financiers, sont leurs caractères de « prévoyance » et de « sécurité » vis-à-vis de leurs besoins à venir. En réalité, peu importe la monnaie d'épargne d'une personne ou d'un ménage, le plus important est le pouvoir d'achat qu'elle lui confèrerait en termes d'acquisition de produits ou services essentiels, voir primaires (alimentaire, scolaire, médical, transports, communication, ...).
 
Pour étayer notre propos, nous dirons qu'une personne qui a les moyens, regarde vers l'avenir tandis qu'une personne qui n'en a pas, regarde son quotidien et ne se projette qu'au lendemain.
 
Des Offres Bonus/Avoirs/Points de fidélité auxquelles s'ajouteraient des Jetons digitaux solidaires

Fonctionnaires, Cadres d'entreprises, Employés de bureau, Entrepreneurs, il nous est tous arrivés de bénéficier de bonus, d'avoir ou de points de fidélité concernant un certain nombre de services sollicités (Miles, Bonus téléphoniques, Bons d'achats, ...). Demain, en 2030, dans un contexte où la digitalisation aurait grandement évolué, où 80% de nos achats s'effectueraient grâce au mobile, on pourrait imaginer que chacun de nous disposerait de 2 comptes électroniques. Un premier compte hébergeant notre monnaie électronique usuelle et un deuxième compte hébergeant une monnaie solidaire constituée de ce que l'on pourrait qualifier de Jetons digitaux : jetons digitaux scolaires, de services publics (santé, postal, ...), téléphoniques, ....
 
Un état pourrait ainsi demander aux entreprises de certains secteurs (en fonction de leur taille) de continuer à proposer dans leurs programmes de fidélité ou dans leurs politiques de bonus, des avoirs utilisables par leurs clients (pour récompenser leur fidélité tel que c'est déjà le cas aujourd'hui) mais en y rajoutant également des « avoirs solidaires » que l'on qualifierait de jetons digitaux qui créditeraient ce deuxième compte (solidaire) des clients.
 
Nous insistons sur le fait que ce deuxième compte se créerait de façon automatique et non pas de façon optionnelle. C'est ainsi qu'un consommateur régulier de divers services détiendrait un portefeuille de jetons digitaux de plusieurs enseignes correspondant à divers produits et services.
 
Les « Populaires » et les « Solidaires »
Nous distinguerions deux Catégories de la population : Les « Populaires » et les « Solidaires »
 
Les Populaires représenteraient toutes les personnes répertoriées comme ayant de faibles revenus, à savoir les étudiants issus de parents à revenus modestes et les travailleurs de l'informel qui pourront justifier de leur situation à l'aide de cartes d'étudiant, de fiches de salaire ou d'attestations chômage.
 
Les Solidaires représenteraient toutes les personnes qui ne seraient pas des catégorisées Populaires et qui seraient donc considérées comme mieux lotis que ces derniers.
 
Des Jetons digitaux uniquement dédiés aux « Populaires »

La particularité de ce concept réside dans le fait que les « Solidaires » ne pourront pas utiliser leurs Jetons digitaux à leur propre compte. Ils pourront cependant les transférer aux « Populaires » de leur choix (famille, amis, ...).
 
Les « Populaires » quant à eux pourront utiliser leurs propres Jetons digitaux et se voir également offrir des Jetons par des « Solidaires ».
 
Un « Populaire » pourrait ainsi détenir un portefeuille de Jetons Digitaux différenciés suivant divers types de services ou de produits (alimentaires, scolaires, transport, réduction de frais de transfert, médical, ...).
 
Ces Jetons digitaux ne pourront jamais être convertis en monnaie réelle (pas de monétisation possible), mais pourront en revanche être échangés au sein d'une plateforme que l'on pourrait qualifiée de « Micro-Bourse solidaire ».
 
La Micro-Bourse solidaire

Pour expliquer le fonctionnement de cette Micro-Bourse, prenons l'exemple d'un « Populaire » détenant au sein de son portefeuille uniquement des Jetons digitaux scolaires mais ayant besoin d'effectuer un achat alimentaire ou de consulter un médecin de l'hôpital public. Ce « Populaire » pourra échanger ses Jetons scolaires auprès d'un autre « Populaire » souhaitant échanger ses Jetons alimentaires ou ses Jetons Service public.  
 
Pour des raisons de maintenance de la Plateforme, il pourrait être prévu une légère ristourne financière prélevée au moment de la transaction auprès des 2 protagonistes de l'échange.
 
Ce Système permettrait aux « Populaires » de détenir un portefeuille d'Epargne sous la forme de Jetons digitaux (certes non monétisable) mais échangeable contre des services ou produits qui leur serait utiles dans la gestion de leur quotidien.
 
Et pour les petits malins et les plus imaginatifs d'entre nous, sachez que cette monnaie ne serait être une monnaie de rémunération mais uniquement une monnaie de « dons ». Un employé de maison dont l'emploi serait déclaré ou non, ne pourrait être payé par un tel moyen. Il faudra ainsi prévoir une tutelle régulatrice qui s'assurera qu'il n'y ait pas d'utilisations inappropriées ou à contre-emploi de cette monnaie qui se voudra avant tout « solidaire ».
Par Fabrice KOM TCHUENTE
Directeur Exécutif - FinAfrique
 
 


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