Selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique (Bceao), cette dynamique a notamment été portée par la production agricole ainsi que par les performances des industries manufacturières, du Btp et du commerce.
Cette progression de l’activité économique n’a toutefois pas permis de rétablir l’équilibre des échanges extérieurs. Le solde global de la balance des paiements du Bénin a affiché un déficit de 245,7 milliards de francs Cfa en 2024.
Le déficit courant s’atténue
Le déficit structurel de la balance des transactions courantes s’est néanmoins réduit. Il s’est établi à 806,5 milliards de francs Cfa, contre 975,8 milliards de francs Cfa en 2023.
Cette amélioration s’explique principalement par la réduction du déficit commercial et par une progression des entrées nettes de ressources au titre des revenus secondaires. Elle intervient malgré l’aggravation du déficit du revenu primaire et le recul des transferts nets de capital reçus.
Le déficit commercial a ainsi diminué de 56,6%, soit une réduction de 205,6 milliards de francs Cfa. Cette évolution résulte, d’après la banque centrale, d’une baisse des importations de 7,9%, plus importante que celle des exportations, qui ont reculé de 0,7%.
Les services pèsent sur les comptes extérieurs
A l’inverse, le déficit des services nets s’est creusé de 5,7%, pour atteindre 697,7 milliards de francs Cfa, soit une hausse de 37,6 milliards de francs Cfa par rapport à 2023.
Cette dégradation est notamment liée à l’augmentation des importations de services spécialisés et de conseil en gestion, de travaux de construction et de services financiers. Ces dépenses sont associées aux besoins de l’économie dans le cadre des différents projets en cours d’exécution.
Le déficit du revenu primaire s’est également accentué, atteignant 127,1 milliards de francs Cfa, contre un déficit de 109,5 milliards un an auparavant. Cette évolution est liée à la progression de 3,7% des paiements d’intérêts sur la dette extérieure, ainsi qu’à une hausse de 60,5% des versements de dividendes aux investisseurs étrangers.
Le compte du revenu secondaire a, pour sa part, enregistré un excédent de 176 milliards de francs Cfa, contre 157 milliards en 2023. Cette amélioration est principalement attribuée à la progression des entrées de fonds transférés par les travailleurs migrants.
En revanche, l’excédent du compte de capital s’est contracté de 21,8%, à 93,4 milliards de francs Cfa. Cette baisse s’explique essentiellement par le recul de 44,5% des dons-projets reçus par les Administrations publiques, dans un contexte international difficile.
Un besoin de financement de 713,1 milliards de francs Cfa
Au total, les échanges du Bénin avec l’extérieur se sont soldés en 2024 par un besoin de financement de 713,1 milliards de francs Cfa, partiellement couvert par les opérations financières. Le compte financier affiche ainsi un passif net de 465,3 milliards de francs Cfa.
La Position extérieure globale (Peg) du pays fait également ressortir un passif net en hausse. Celui-ci est passé de 5 248,4 milliards de francs Cfa au 31 décembre 2023 à 5 930,1 milliards de francs Cfa en 2024.
Les variations nettes liées aux autres changements d’actifs et de passifs se sont établies à 2,5 milliards de francs Cfa, principalement sous l’effet des variations de change sur l’encours de la dette extérieure et sur les droits de tirage spéciaux.
Bassirou MBAYE
Cette progression de l’activité économique n’a toutefois pas permis de rétablir l’équilibre des échanges extérieurs. Le solde global de la balance des paiements du Bénin a affiché un déficit de 245,7 milliards de francs Cfa en 2024.
Le déficit courant s’atténue
Le déficit structurel de la balance des transactions courantes s’est néanmoins réduit. Il s’est établi à 806,5 milliards de francs Cfa, contre 975,8 milliards de francs Cfa en 2023.
Cette amélioration s’explique principalement par la réduction du déficit commercial et par une progression des entrées nettes de ressources au titre des revenus secondaires. Elle intervient malgré l’aggravation du déficit du revenu primaire et le recul des transferts nets de capital reçus.
Le déficit commercial a ainsi diminué de 56,6%, soit une réduction de 205,6 milliards de francs Cfa. Cette évolution résulte, d’après la banque centrale, d’une baisse des importations de 7,9%, plus importante que celle des exportations, qui ont reculé de 0,7%.
Les services pèsent sur les comptes extérieurs
A l’inverse, le déficit des services nets s’est creusé de 5,7%, pour atteindre 697,7 milliards de francs Cfa, soit une hausse de 37,6 milliards de francs Cfa par rapport à 2023.
Cette dégradation est notamment liée à l’augmentation des importations de services spécialisés et de conseil en gestion, de travaux de construction et de services financiers. Ces dépenses sont associées aux besoins de l’économie dans le cadre des différents projets en cours d’exécution.
Le déficit du revenu primaire s’est également accentué, atteignant 127,1 milliards de francs Cfa, contre un déficit de 109,5 milliards un an auparavant. Cette évolution est liée à la progression de 3,7% des paiements d’intérêts sur la dette extérieure, ainsi qu’à une hausse de 60,5% des versements de dividendes aux investisseurs étrangers.
Le compte du revenu secondaire a, pour sa part, enregistré un excédent de 176 milliards de francs Cfa, contre 157 milliards en 2023. Cette amélioration est principalement attribuée à la progression des entrées de fonds transférés par les travailleurs migrants.
En revanche, l’excédent du compte de capital s’est contracté de 21,8%, à 93,4 milliards de francs Cfa. Cette baisse s’explique essentiellement par le recul de 44,5% des dons-projets reçus par les Administrations publiques, dans un contexte international difficile.
Un besoin de financement de 713,1 milliards de francs Cfa
Au total, les échanges du Bénin avec l’extérieur se sont soldés en 2024 par un besoin de financement de 713,1 milliards de francs Cfa, partiellement couvert par les opérations financières. Le compte financier affiche ainsi un passif net de 465,3 milliards de francs Cfa.
La Position extérieure globale (Peg) du pays fait également ressortir un passif net en hausse. Celui-ci est passé de 5 248,4 milliards de francs Cfa au 31 décembre 2023 à 5 930,1 milliards de francs Cfa en 2024.
Les variations nettes liées aux autres changements d’actifs et de passifs se sont établies à 2,5 milliards de francs Cfa, principalement sous l’effet des variations de change sur l’encours de la dette extérieure et sur les droits de tirage spéciaux.
Bassirou MBAYE



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