Ces insuffisances continuent de peser sur la productivité des économies, la compétitivité commerciale et l’intégration régionale, alors que le continent cherche à accélérer sa transformation économique.
Dans les secteurs des transports, de l’énergie et de la logistique, le déficit d’infrastructures constitue l’un des principaux obstacles à la réduction des coûts de production et des échanges. Ces insuffisances contribuent notamment à renchérir le coût du commerce et limitent la capacité des économies africaines à s'intégrer davantage aux chaînes de valeur régionales et mondiales.
Une faible contribution de l’industrie manufacturière
Le poids limité de l’industrie manufacturière illustre également les difficultés de diversification des économies africaines. La valeur ajoutée manufacturière représente moins de 11% du Pib du continent, contre plus de 16% au niveau mondial.
Cette faible contribution traduit une industrialisation encore limitée, avec des capacités de transformation insuffisantes dans plusieurs économies. Le déficit d’infrastructures, notamment dans l’énergie et les transports, constitue un frein supplémentaire au développement des activités industrielles.
L’accès au financement demeure par ailleurs un obstacle important pour les petites entreprises industrielles. Dans de nombreux pays africains, moins de 20% des petites industries déclarent avoir accès au crédit formel, limitant leurs possibilités d’investissement, d’expansion et de modernisation.
La recherche reste sous-financée
Le retard ne concerne pas uniquement les infrastructures physiques. Les systèmes d’innovation et de recherche restent également sous-développés sur le continent.
« Dans la plupart des pays africains, les dépenses consacrées à la recherche et au développement (R&D) demeurent inférieures à 1% du Pib, alors que la moyenne mondiale dépasse 2% », souligne la Cea. Qui ajoute que ce déficit d’investissement limite les capacités d’innovation, le développement de nouvelles technologies et la modernisation du tissu productif.
Le renforcement des systèmes nationaux d’innovation apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour permettre aux entreprises africaines de gagner en productivité et en compétitivité.
L’ODD 9 toujours sous pression
Ces différents indicateurs mettent en évidence les difficultés persistantes liées à la réalisation de plusieurs cibles de l’Objectif de développement durable (ODD) 9, consacré à l’industrie, à l’innovation et aux infrastructures.
L’amélioration de la situation passe notamment par une accélération des investissements dans des infrastructures résilientes, le renforcement des politiques industrielles et le développement de systèmes d’innovation mieux financés.
Pour l’Afrique, l’enjeu est désormais de transformer ces investissements en capacités productives afin de favoriser une industrialisation plus forte, réduire les coûts du commerce et renforcer l’intégration économique du continent.
Bassirou MBAYE
Dans les secteurs des transports, de l’énergie et de la logistique, le déficit d’infrastructures constitue l’un des principaux obstacles à la réduction des coûts de production et des échanges. Ces insuffisances contribuent notamment à renchérir le coût du commerce et limitent la capacité des économies africaines à s'intégrer davantage aux chaînes de valeur régionales et mondiales.
Une faible contribution de l’industrie manufacturière
Le poids limité de l’industrie manufacturière illustre également les difficultés de diversification des économies africaines. La valeur ajoutée manufacturière représente moins de 11% du Pib du continent, contre plus de 16% au niveau mondial.
Cette faible contribution traduit une industrialisation encore limitée, avec des capacités de transformation insuffisantes dans plusieurs économies. Le déficit d’infrastructures, notamment dans l’énergie et les transports, constitue un frein supplémentaire au développement des activités industrielles.
L’accès au financement demeure par ailleurs un obstacle important pour les petites entreprises industrielles. Dans de nombreux pays africains, moins de 20% des petites industries déclarent avoir accès au crédit formel, limitant leurs possibilités d’investissement, d’expansion et de modernisation.
La recherche reste sous-financée
Le retard ne concerne pas uniquement les infrastructures physiques. Les systèmes d’innovation et de recherche restent également sous-développés sur le continent.
« Dans la plupart des pays africains, les dépenses consacrées à la recherche et au développement (R&D) demeurent inférieures à 1% du Pib, alors que la moyenne mondiale dépasse 2% », souligne la Cea. Qui ajoute que ce déficit d’investissement limite les capacités d’innovation, le développement de nouvelles technologies et la modernisation du tissu productif.
Le renforcement des systèmes nationaux d’innovation apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour permettre aux entreprises africaines de gagner en productivité et en compétitivité.
L’ODD 9 toujours sous pression
Ces différents indicateurs mettent en évidence les difficultés persistantes liées à la réalisation de plusieurs cibles de l’Objectif de développement durable (ODD) 9, consacré à l’industrie, à l’innovation et aux infrastructures.
L’amélioration de la situation passe notamment par une accélération des investissements dans des infrastructures résilientes, le renforcement des politiques industrielles et le développement de systèmes d’innovation mieux financés.
Pour l’Afrique, l’enjeu est désormais de transformer ces investissements en capacités productives afin de favoriser une industrialisation plus forte, réduire les coûts du commerce et renforcer l’intégration économique du continent.
Bassirou MBAYE



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