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La police américaine doit cesser ses agressions contre les journalistes

Lundi 15 Juin 2020

Que des journalistes parcourent les rues afin d’informer sur les manifestations les plus importantes et les plus nombreuses qu’aient connues les États-Unis depuis plus de cinquante ans n’a rien de surprenant. Que ces journalistes se heurtent, parce qu’ils font tout simplement leur travail, à la violence et à des mesures de rétorsion de la part de la police, voilà en revanche de quoi étonner.


Depuis le début du mouvement contre le racisme endémique et la brutalité de la police, qui a balayé les États-Unis après la mort de George Floyd, plus de 380 cas de violences contre de la presse ont été recensés. Si certains d’entre eux concernent des journalistes qui se sont retrouvés pris dans la mêlée des émeutes et des événements violents les ayant accompagnées, la grande majorité des agressions – environ 80 % – semble bien avoir été commises par les forces de l’ordre, selon le US Press Freedom Tracker.

Ces violations flagrantes de la liberté de la presse sont aussi répandues que les manifestations elles-mêmes, puisqu’on en a recensé dans 61 localités et dans 33 États. Les policiers qui les ont perpétrées manquent à leur devoir de respecter la loi et de défendre la Constitution des États-Unis. Des journalistes s’étant fait reconnaître sans la moindre ambiguïté, ayant présenté leur carte de presse et transportant avec eux du matériel professionnel, ont malgré cela été agressés, arrêtés et pris pour cible. Il est indispensable, afin de régler le problème plus vaste de l’impunité policière, de déterminer dans quelle mesure ces agressions délibérées sont courantes.

Certaines semblent avoir eu des motivations raciales. Lors d’une émission en direct depuis Minneapolis, le 29 mai, on a pu voir  Omar Jimenez, correspondant de CNN, expliquer calmement aux policiers qu’il était journaliste, pour être, alors que sont statut le protège, arrêté. Tandis que l’image prise par la caméra se décadre vers le sol, on comprend que toute l’équipe est emmenée en garde à vue. Au même moment, à un pâté de maison de l’incident, un collègue blanc de Jimenez continuait sans en être empêché de rendre compte des événements. Lors d’un autre incident, des agents de la police de Detroit ont été remarqués  en train de demander à un journaliste noir sa carte de presse tandis que ses collègues blancs n’étaient pas inquiétés.

Si le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, s’est depuis excusé auprès de Jimenez et de l’équipe de CNN, les agressions contre les journalistes couvrant les manifestations se sont néanmoins poursuivies  dans son État. Quoi qu’il en soit, le fait que la police de Minneapolis puisse arrêter un journaliste de CNN indique d’abord aux forces de l’ordre, où qu’elles soient, que toutes les options sont désormais sur la table. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), 54 arrestations supplémentaires ont eu lieu depuis, dont plusieurs se sont également produites en direct ; les agents impliqués sachant apparemment qu’ils étaient filmés n’en ont pas, de toute façon, été dissuadés d’agir ainsi.

Que la présence d’une caméra ne dissuade pas des agents de police devrait alarmer tous les Américains. De même qu’on peut voit l’agent Derek Chauvin regarder directement vers la caméra tandis qu’il appuie son genou sur la nuque de Floyd, les policiers qui se permettent d’agresser des journalistes et d’autres civils sous l’œil d’une caméra n’ont aucune crainte des conséquences de leurs actes. Car la police jouit aux États-Unis d’une « immunité qualifiée », qui, depuis des années, la dispense ou presque de rendre compte des graves injustices commises à l’encontre d’Afro-Américains comme Floyd.    
Cet état de fait est encore aggravé par l’attitude du commandant en chef dont dispose aujourd’hui l’Amérique, qui cautionne  depuis longtemps la violence contre les civils. En 2017, le président Donald Trump avait enjoint aux agents de police à ne pas être « trop gentils » envers les membres suspectés de bandes organisées lorsqu’ils les emmenaient en garde à vue. Et au début des manifestations, il a ressorti un vieux trope raciste, en guise d’avertissement : « Quand les pillages commencent, les tirs commencent aussi. »

Depuis le début de sa présidence, Trump attaque constamment les journalistes, en désignant les personnes et en dénigrant  une profession qui délivrerait des « nouvelles truquées » et qui serait « l’ennemie du peuple ». Dans cet environnement toxique que le président a contribué à créer, on a vu un Greg Gianforte, représentant républicain du Montana au Congrès, agresser physiquement un journaliste  durant sa campagne et n’en payer aucun prix politique. Il n’est guère étonnant que la presse, après avoir été diabolisée pendant des années par des élus qui ont pourtant prêté serment de défendre la loi, soit aujourd’hui considérée par les forces de l’ordre comme une cible acceptable. 

En outre, ce discours contre la presse s’accompagne d’une tendance beaucoup plus ancienne à la militarisation de la police. Alimentée en armes lourdes, en équipements provenant des anciens contingents  stationnés en Irak et en Afghanistan, ainsi qu’en hommes démobilisés, la police modèle de plus en plus son comportement sur celui des commandos, dont elle a importé les tactiques, plutôt que sur ce que devrait être celui d’agents de la force publique tenus au respect des libertés d’expression, de rassemblement et de la presse.

Le problème dépasse le cadre strictement intérieur des États-Unis. Parmi les journalistes récemment agressés par la police se trouvent des correspondants d’organes d’information étrangers. Ainsi la journaliste de télévision australienne Amelia Brace se trouvait-elle devant la Maison Blanche lors d’une retransmission en direct  lorsqu’elle a été soudainement agressée, ainsi que le cameraman qui l’accompagnait, par un groupe d’intervention de la police, lourdement armé. De même, le reporter allemand Stefan Simons a plusieurs fois été pris pour cible  par des tirs de la police de Minneapolis, probablement de balles en caoutchouc, alors qu’il ne cessait de crier : « Je suis journaliste. »
Les diplomates australiens et allemands se sont plaints de ces incidents auprès de leurs homologues américains, et les correspondants envoyés pour couvrir les manifestations ont reçu le conseil de se préparer comme s’ils partaient en reportage dans des zones de guerre. New York devient à cet égard comme l’Égypte en 2011.

Le conseil d’administration du CPJ a pour sa part envoyé une lettre exceptionnelle  aux élus locaux, indiquant notre intention de nous « pourvoir en justice pour les journalistes qui ont été agressés ou injustement détenus ». Nous continuerons aussi longtemps que nécessaire d’enquêter sur ces incidents dirigés contre la presse. La récente vague d’agressions ne peut évidemment être imputée à « quelques pommes pourries ». Cette excuse usée pour justifier une culture de corruption qui touche toute une organisation ne semble ne pas même se souvenir du proverbe  dont elle provient : « Une mauvaise pomme gâte tout le panier. »

C’est en exigeant des explications sérieuses et rapides qu’on doit répondre aux agressions de la police contre des journalistes. Cela signifie que les pommes pourries doivent être écartées et qu’il faut mettre un terme aux déviations répandues, plus généralement, au sein des forces de police américaines. Comme les protestations l’ont montré, la justice ne commence que lorsque cesse l’impunité.
Traduit de l’anglais par François Boisivon
Courtney C. Radsch est directrice des actions de sensibilisation et de défense du Comité pour la protection des journalistes ; elle est l’auteur de Cyberactivism and Citizen Journalism in Egypt: Digital Dissidence and Political Change  [non traduit].
© Project Syndicate 1995–2020
 











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