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Inclusion financière : Les partenaires techniques et financiers invités à soutenir la stratégie régionale

Mardi 27 Novembre 2018

Pour Xavier Michon, Secrétaire Exécutif Adjoint United Nations Capital Development Fund (UNCDF), il n’y a pas de mystère. Tous les acteurs doivent saisir l’opportunité de la Stratégie Régionale pour faire de l’inclusion financière et sociale des couches défavorisées, un instrument de financement de secteurs phares comme l’agriculture, la pêche, l’artisanat, le tourisme, les technologies de l’information et de la communication, dans un contexte marqué par les changements climatiques et les menaces sérieuses qui pèsent sur notre cher planète.


Xavier Michon, secrétaire exécutif adjoint du Fonds d’équipement des Nations Unies (Uncdf), a tenu ces propos lors de la cérémonie d’ouverture de la Semaine de l’inclusion financière. 

Selon lui, les Partenaires Techniques et Financiers ont toujours accompagné la BCEAO dans la construction du secteur de la microfinance depuis la phase d’émergence à la suite de la crise bancaire des années 80. En effet, cet accompagnement s’est davantage renforcé avec le Programme d’Appui à la Finance Décentralisée (PRAFIDE) où UNCDF, grâce à une contribution du Luxemburg en complément de ses ressources propres, a  développer de solides partenariats avec le Projet AFR 017 et avec le Projet du Consortium CGAP/SIDA/UNCDF, pour contribuer à la mise en œuvre du PRAFIDE. 

«C’est justement sur la base des leçons apprises de ces partenariats que UNCDF a fourni un appui à la BCEAO pour élaborer sa stratégie régionale d’inclusion financière, objet de nos assises de cette semaine», dit-il, lors du Forum de haut niveau sur l'inclusion financière. 
  
Pour Xavier Michon, la problématique du financement de développement n’a jamais fait l’objet d’autant d’attention depuis la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés qui s'est achevée le 13 mai 2011 à Istanbul en Turquie. En effet, cette Conférence a rappelé encore le rôle important que pouvait jouer le secteur privé dans le financement du développement, notamment en ce qui concerne les investissements dans les secteurs productifs, créateurs d’emplois et générateurs de revenus. 

Mieux le secteur privé local, particulièrement celui des micros, petites et moyennes entreprises apparait comme un régulateur dans la redistribution de la richesse nationale, en ce qu’il offre des opportunités économiques et d’emplois aux populations faibles ou marginalisés, contribuant ainsi à réduire les inégalités, à accroitre le bien-être et à reconstruire la dignité humaine. 

«Plus près de nous, la Conférence d’Addis-Abeba fait de la mobilisation des ressources domestiques une source complémentaire et crédible pour le financement du développement. Enfin, l’inclusion financière est aujourd’hui considérée par le G20 comme l’un des préalables pour assurer le développement économique et social. Cela a d’ailleurs abouti à la mise en place, en 2010, d’une importante initiative connue sous le Partenariat Global pour l'Inclusion Financière et qui a défini les principes fondateurs d’une stratégie d’inclusion financière», souligne-t-il. 

D’ailleurs, selon une étude réalisée au Kenya, l’accès aux services bancaires par téléphonie mobile aurait contribué à réduire de 22 % l’extrême pauvreté dans les ménages dirigés par des femmes. L’accès aux services financiers adaptés a permis aux agriculteurs du Malawi d’augmenter leurs récoltes de 15 %. Au Niger, la distribution des transferts sociaux par téléphonie mobile plutôt qu’en espèces a réduit le coût variable de l’administration des prestations de 20 %. 
  
En optant pour l’élaboration d’une stratégie régionale d’inclusion financière, les autorités de l’UEMOA ont ainsi décidé de compter sur la contribution du secteur privé et des innovations digitales pour réaliser le contrat social en vue d’offrir un meilleur avenir aux jeunes, aux femmes, aux faibles économiquement actifs où qu’ils se trouvent sur le territoire de l’Union. 

«Je me réjouis particulièrement de l’engagement confirmé à nos côtés de certaines institutions sœurs pour contribuer financièrement ou techniquement à l’opérationnalisation du plan d’actions de la Stratégie Régionale. A ce titre je veux citer la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Agence Française de Développement, la Coopération Suisse», note Xavier Michon. Avant de lancer un appel solennel à la Communauté Internationale et autres collègues partenaires techniques financiers à soutenir, sous le leadership de la BCEAO, la Stratégie Régionale en vue de favoriser une finance inclusive de qualité au service du bien-être individuel et collectif au niveau local. 

«Dans un environnement en pleine mutation, l’opérationnalisation rapide de cette Stratégie nous parait prioritaire afin de contribuer à améliorer le bien-être des populations de la sous-région car la faim n’attend pas, l’ignorance n’attend pas, la maladie n’attend pas. La BCEAO et les autorités de l’UEMOA ont fait des progrès remarquables ces dernières années pour améliorer l’environnement nécessaire au développement durable de l’inclusion financière. Ces efforts méritent d’être poursuivis et soutenus pour consolider les acquis», fait-il savoir. 

Ainsi, s’il est nécessaire de porter une attention particulière à la question de la protection des clients dans le cadre du crédit sur support digital, il n’en demeure pas moins que dans l’UEMOA, les expériences de ces types de crédit sont encore extrêmement limitées et notamment parce qu’elles sont contraintes par plusieurs raisons dont l’épineuse question des taux d’intérêt. Nous souhaiterions encourager la BCEAO à explorer la possibilité d’introduire de la flexibilité dans la fixation de ces plafonds pour permettre le développement de ce type de produits tout en restant très vigilants sur les questions de protection de consommateur afin d’éviter les dérives constatées en Afrique de l’Est. 

«A cet effet, l’étude actuellement en cours coordonnée par le CGAP et à laquelle contribuent UNCDF, l’AFD et la Banque Mondiale sur l’impact du plafonnement des taux d’intérêt sur l’inclusion financière dans l’UEMOA pourrait enrichir les éventuelles réflexions sur l’aménagement du cadre réglementaire relatif aux taux d’intérêt», informe-t-elle. 

Par ailleurs, la problématique de l’identification des clients des services financiers dans le cadre des petites transactions reste un défi dans la Région. Le cadre réglementaire actuel prévoit des exceptions dans certains cas mais pour favoriser  l‘inclusion financière, il serait plutôt recommandé d’avoir un ensemble clair et cohérent de paliers de mesures d’identification fondées sur le niveau de risque couvrant tous les services financiers, y compris les services financiers numériques. 
  
Pathé TOURE


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