Force G5 Sahel : La création d’un fonds pour gérer les aides à la lutte contre le terrorisme

Jeudi 11 Janvier 2018

Au sortir des travaux de la réunion ministérielle sur l’opérationnalisation de la force conjointe du G5, tenue lundi 08 janvier 2018 à Bamako, les participants ont décidé la création d’un fonds fiduciaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Cette décision intervient une semaine avant une nouvelle rencontre à Paris entre Etats membres et pays donateurs.


 Ces participants sont vénus des pays membres du G5. Selon le secrétaire permanent du G5 sahel, Najim El Hadj Mohamed, cette rencontre  a examiné, entre autres, les mécanismes de création de mobilisation des contributions à la force conjointe, le projet portant organisation et fonctionnement du comité de soutien et de contrôle de Force conjointe(FC), la mise en place d’un mécanisme de communication et d’information.
Un point de presse a sanctionné la fin des travaux. Pour la circonstance, le ministre malien des Affaires étrangères et son homologue du Burkina Faso ont tour à tour salué la création de ce fond.
La décision importante des ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays membres du G5 est la création d’un fonds fiduciaire d’urgence destiné à lutter contre le terrorisme dans le Sahel. A ce sujet, Tiéman Hubert Coulibaly, ministre malien des Affaires étrangères, a fait valoir : « Nous avons beaucoup travaillé sur la création du fonds fiduciaire, dans la mise en œuvre des importants fonds qui sont annoncés pour aider cette force-là – la recherche d’une efficacité maximum – c’est une expérience qui est très intéressante et qui, à mon avis, si elle se poursuit telle que nous l’avons tracée aujourd’hui, [sera] un succès ».
Pour la gestion transparente de ce fonds, il sera doté d’un comité de soutien et d’un comité de contrôle ouvert aux partenaires bilatéraux et multilatéraux. La réunion de Bamako a également permis de faire le point des contributions financières.  En cela, Alpha Barry, ministre burkinabè des Affaires étrangères, donne plus de précision : « Aujourd’hui, on est à environ 294 millions d’euros. L’évaluation qui a été faite indique qu’il faut 423 millions d’euros pour la première année. Et on espère que la réunion de Bruxelles va être une étape décisive pour apporter tous les compléments… ».
  Mahamane Maïga
 









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