Réduction du déficit d’infrastructures en Afrique :Un responsable de la Cea recommande une approche verte

Dimanche 29 Octobre 2017

Une approche verte pour réduire l’énorme déficit en infrastructures de l’Afrique peut créer une valeur publique et privée avec des bénéfices mutuels pour de nombreux objectifs et parties prenantes. C’est ce que recommande Linus Mofor, chargé principal de l’énergie, des infrastructures et du changement climatique au Centre africain pour la politique en matière de climat (Capc), de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique(Cea).


Dans son allocution lors d’un évènement, à l’occasion de l’édition 2017 de la Semaine mondiale de la croissance verte, qui s’est tenue sous le thème « Libérer le potentiel de la croissance verte de l’Afrique », Linus Mofor présente le Mécanisme africain d’investissement de la résilience climatique en Afrique (Afri-Res) – une initiative commune de la Cea, de la Banque mondiale, de la
Commission de l’Union africaine, de la Banque africaine de développement et du Fonds nordique de développement, qui se trouve au Capc, pour montrer comment les infrastructures peuvent être  plus écologiques. Il explique qu’Afri-Res a été mis en place dans le but de renforcer les capacités des institutions africaines, ainsi que le secteur privé à planifier, concevoir et mettre en œuvre des investissements d’infrastructures résilients à la variabilité et aux changements climatiques dans certains secteurs. « Permettant ainsi à ces investissements de récolter le dividende de résilience », déclare M. Mofor, ajoutant qu’un tel mécanisme peut aider les autorités à prendre de bonnes décisions en matière d’investissement en infrastructures pour garantir des résultats et le retour sur l’investissement dans un climat changeant. Il indique qu’avoir des infrastructures écologiques signifie garantir l’efficacité des ressources afin de réduire l’intensité des intrants et des émissions ; respecter les garanties et les normes environnementales pour assurer la durabilité environnementale et sociale et la résilience aux catastrophes naturelles, ainsi qu’aux changements climatiques et à la variabilité.
L’évènement intitulé « Finalité et modalités de rendre la transformation des infrastructures de l’Afrique plus verte » a été organisé par la Cea en partenariat avec l’Institut mondial de la croissance verte et Dalberg dans le cadre de la Semaine mondiale de la croissance verte 2017.
Dans son allocution d’ouverture Nassim Oulmane, chef de l’économie verte et des ressources naturelles de la Cea, souligne l’urgence de libérer l’énorme potentiel de croissance verte de l’Afrique pour la transformation sociale et économique et en vue de réaliser les objectifs de développement énoncés dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine et dans le Programme de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030.  Dauda Suma, conseiller industriel principal à l’Institut mondial de la croissance verte (Gggi), précise que l’urbanisation rapide de l’Afrique présente à la fois une opportunité dynamique et un défi pour le continent.
Mariama Diallo


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