Orpaillage au Mali : Des mutations sont nécessaires pour son éclosion

Lundi 9 Octobre 2017

La nouvelle vision, impulsée par le président Ibrahim Boubacar Kéita et le gouvernement, consiste à faire du secteur minier un moteur du développement socioéconomique du pays en créant des emplois pour réduire la pauvreté. Il s’agira notamment de la nouvelle politique qui encadrera désormais le travail de l’orpaillage au Mali.


Selon le ministère des Mines, «la réforme du secteur vise donc à réorganiser ses acteurs à travers un recensement exhaustif, la mise à leur disposition de cartes professionnelles, l’installation de comptoirs d’achats et la sécurisation des sites».
Ce qui suppose d’engager des actions innovantes visant à extraire ce secteur de l’informel pour le hisser dans le formel.
«La pacification des sites d’orpaillage passe inexorablement par l’identification de tous ses acteurs (orpailleurs, acheteurs, ainsi que les autres travailleurs connexes), l’installation de véritables comptoirs d’achat  permettra aussi de mieux bénéficier des fruits de votre labeur et à l’Etat de posséder des statistiques fiables en la matière»,  indique le chef du département des mines, Pr Tiémoko Sangaré.
Par ailleurs, il insistera également sur le contrôle pour arrêter le travail des enfants sur les sites d’orpaillage, le renforcement de la prévention des maladies, de la prostitution, de l’alcoolisme, de la drogue etc. ainsi que la fixation des sites d’orpaillage autour d’infrastructures socioéducatives de base. 
Il exhorte les exploitants à adopter de nouvelles pratiques d’orpaillage en bannissant formellement les produits chimiques très dangereux pour votre santé notamment l’utilisation du mercure, du cyanure. Il faut rappeler qu’au Mali l’orpaillage mobilise plus d’un million de mineurs artisanaux, répartis sur 350 sites aurifères.
 Mahamane MAIGA    


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