Assurances au Mali: Mettre de l’ordre pour promouvoir le développement du secteur

Jeudi 27 Juillet 2017

Il n y a pas trente-six solutions, le secteur malien des assurances se doit de mettre de l’ordre dans ses rangs si il veut bien s’épanouir. En tout, cas telle est la principale directive issue des débats passionnants sur la thématique: «Quels leviers à actionner pour promouvoir le développement de l’assurance au Mali». Le sujet a été abordé lors du 3ième panel des premiers états généraux de l’assurance au Mali.


Sous la brillante modération de Jean Kacou Diagou, Président du Groupe NSIA, le panéliste Mouhamadou Noba, DG SUNU Sénégal a partagé l’expérience de son pays dans la promotion du secteur de l’assurance. Selon lui, la branche automobile constitue la principale activité. Sur 100 Sénégalais  95 sont assurés. Ce qui fait  que le Sénégal occupe un bon rang sur le marché après la Côte d’Ivoire.
Au-delà des avancées et performances notables, il souligne que les acteurs du secteur sont en train de conduire un plan de développement au Sénégal.
Toutefois, la situation n’est pas reluisante au Mali. Malgré le poids économique du pays dans la sous-région, 3ième rang du marché de l’UEMOA, le chiffre d’affaires du marché malien de l’assurance est l’un des moins importants de cet espace.
Au nombre des problèmes posés, on peut citer entre autres : la faiblesse des indemnisations, la mauvaise distribution des produits, la sous tarification,  etc.
Au-delà de ces obstacles, Mouhamadou Noba a déploré l’existence d’un marché désordonné avec des pratiques parfois ne respectant pas les normes professionnelles. Il pense que les primes ne doivent pas servir à payer les intermédiaires mais les frais généraux.
Pour promouvoir le secteur, le patron de SUNU suggère  la mise à disposition d’informations statistiques sur la population afin d’augmenter le taux de pénétration, la nécessité de soigner l’image des compagnies d’assurance,  mettre de l’ordre dans la façon de faire, payer à temps les sinistres.
Par ailleurs, il pense que les acteurs du secteur doivent relever les défis de respecter leur crédibilité, d’être responsables dans le cadre de la profession et respecter la tutelle.
Mahamane MAIGA 


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